Je l’observe régulièrement dans mon quotidien et dans mon cabinet : l’inégalité homme femme dans les conflits. Les entreprises ne le savent peut-être pas, mais elles auraient tout intérêt à choisir une femme pour les négociations ou tout poste qui demande de faire face à des situations conflictuelles.

Inégalité homme femme et neurosciences

Les neurosciences ont mis en évidence l’inégalité homme femme. Mais pas comme beaucoup pourraient s’y attendre…

Même si les femmes n’aiment pas forcément les conflits, elles ont une sensibilité hormonale qui les poussent à vouloir protéger et aider ceux qui ont besoin d’elles. Ayant le cortex préfrontal (siège de la logique, de la raison) plus développé que les hommes, les femmes savent plus garder leur sang-froid en situation conflictuelle, et font plus intervenir leur raison pour relativiser la situation. Elles auront ainsi tendance à mettre de côté leurs émotions pour se concentrer sur des solutions plus pragmatiques, faisant plus facilement appel à la justice, aux faits et aux lois, pour résoudre leur conflit.

En effet, on fait un énorme raccourci en disant qu’en situation à de stress, on adopte un comportement d’attaque, fuite ou paralysie. Si c’est vrai pour l’homme, ce n’est pas le cas de la femme, comme l’explique si bien Dr Louann Brizendine, scientifique américaine, neuropsychiatre, chercheuse, clinicienne et professeur. La femme, en situation de stress, recherche plutôt le soutien (entraide) ou le soin (réparation du dommage, plus d’attention sur et pour elle). L’homme peut alors se sentir encore plus menacé et peut vraiment avoir du mal à face .

L’homme émotionnel

 L’homme, quant a lui, a une amygdale limbique (siège de l’agressivité, violence et de la peur) plus développé. En se sentant en danger, agressé, il a du mal à gérer sa peur. Il adopte facilement alors un comportement très « émotionnel », ou plutôt devrais-je dire « réactionnel »…Cherchant alors par tous moyens de faire fuir si possible son « agresseur » ou celui qu’il perçoit comme tel. On connait alors les mécanismes qui se déclenchent chez lui en cas de stress (cf. ci-dessus). Les cris, menaces et autres peuvent fleurir…sans que la situation avance pour autant, surtout s’ils sont faces à une femme. Entre hommes, le vainqueur sera à celui qui crie le plus fort…ou réussit le plus à s’imposer (peu importe la manière…même par forfait). Ce n’est pas le cas avec une femme.

La gestion des émotions et des conflits, une compétence féminine

Les femmes au contraire, ont une meilleure gestion de leurs émotions (cortex préfrontal qui vient « raisonner » le système limbique). Elles cèdent moins aux tentatives d’intimidation. Leurs réactions s’appuient sur la logique, le raisonnement et la justice. Elles fournissent alors des raisonnements implacables suscitant chez l’homme :

  • au mieux,  un repli dans « sa grotte »,
  • au pire un déferlement de menaces, injures ou autres, voire dans certains cas de violence physique malheureusement…

On comprend mieux pourquoi on trouve plus de femmes que d’hommes dans la profession d’avocat ! (55.6% en 2018 en France, source : http://www.justice.gouv.fr).

Alors, qu’attendent les entreprises… pour mettre à profit ces inégalités ? Au lieu de combattre les inégalités, pourquoi ne pas les reconnaitre, les accepter et en tirer tous profit ?  Qu’en pensez-vous ?

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